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Vue d'ensemble
Sculpture

... septembre 1976...

l'APPRENTISSAGE ...

... Comprendre le fonctionnement et également connaître l'historique de cet orgue,
entamer une recherche "archéologique".

Mais d'abord, qui en était le fabricant ?

A gauche sur le clavier, bien cachées par un panneau de bois délabré,
j'ai découvert les étiquettes suivantes :


Cliquer sur l'image pour obtenir un agrandissement

Nous avons la confirmation qu'il s'agit bien d'un MARENGHI !

Un ami de l'AAIMM (Association des Amis des Instruments et de la Musique Mécanique
à laquelle je venais de m'inscrire), me communique les renseignements suivants :


CHARLES MARENGHI
Maison fondée en 1902, 11 avenue de Taillebourg - Paris 11e.
Agent de vente : Jérôme THIBOUVILLE, 140 rue Saint Charles Paris 15e. 


Charles MARENGHI, ancien contremaître de GAVIOLI, le quitta vers 1900
entrainant avec lui quelques ouvriers dont des sculpteurs.


A surtout fabriqués des orgues comportant
60, 69, 87, 89, 92, 94, 98, 100, 102, 104 touches.

Après la fermeture de GAVIOLI, a racheté une grande partie des orgues
en cours de fabrication (principalement des 110 touches), l'autre partie
étant rachetée par LIMONAIRE.

La dimension la plus fabriquée a été le 89 touches.

Charles MARENGHI est mort en 1919; son affaire a été reprise par GAUDIN Frères.

Ainsi, je tiens ma première piste pour orienter mes recherches.

Il faut essayer de trouver un autre orgue du même type, un MARENGHI 70 touches,
le prendre en photos, étudier son fonctionnement, ainsi je n'aurai plus qu'à recopier ce modèle !

Je décide d'écrire à tous les collectionneurs et Musées européens connus à cette époque.
Une bonne dizaine de lettre sont envoyées en France, en Belgique et en Hollande.

Je vais également visiter les Musée de Koksidje (B), Utrecht (NL), le café des Orgues à Hertzeele (F 59)
et bien d'autres instruments répartis sur tout le territoire.

Je vais même à Béthune voir le lieu présumé de la salle de bal où cet orgue chantait dans les années 20.
La seule information en ma possession étant que ce dancing se situait le long d'un canal !

Après avoir interrogé quelques habitants... d'un certain âge,

on m'indique approximativement l'endroit sur un plan et je m'y précipite...

...plus de trace de construction ayant pu abriter un instrument
mesurant environ 5 m de haut sur 8 m de large,

l'endroit était devenu une zone pavillonnaire !

Par contre, cette petite enquête ma fait découvrir le nom du dernier propriétaire de l'orgue :
Madame X, à qui je rends immédiatement visite.

Nouvelle déception !

Elle me confirme seulement qu'elle a bien vendu ces vestiges à un brocanteur

et qu'elle a bazardé les restes à la décharge !
J'insiste encore pour avoir éventuellement une photo d'époque mais là, visiblement,

je lui faisais revivre des souvenirs douloureux

et je dus prendre congé sans rien obtenir de plus !

Malheureusement, après toutes ces péripéties , je suis encore bredouille :

il faut se rendre à l'évidence, cet instrument semble unique !

Tout le monde a entendu parler de Charles MARENGHI,
mais personne n'a jamais vu d'orgue MARENGHI 70 touches !

Il va donc falloir se débrouiller tout seul, chercher à comprendre avec les vestiges,
reconstruire à l'identique tout ce qui peut l'être.

*

Mais, vous allez voir que le monde est petit :

Un fabricant de cartons perforés pour orgue nommé Paul EYNARD habitant dans l'Isère,
passionné de Meccano comme nous tous, membre du CAM N° 92 de1978 à 1987,
un homme d'une grande gentillesse va me donner les premiers conseils
et m'indiquer les meilleurs contacts pour entreprendre cette restauration.

Ainsi, il me mettra en rapport avec un autre collectionneur qui restaure lui-même ses instruments :
Jean MARAIS, CAM 119 de 1979 à 1988...
eh oui ! encore un autre amateur de Meccano, (malheureusement décédé tragiquement en 1988).

Ce dernier habitait en région parisienne et des visites régulières dans son atelier
m'apprendront une foultitude de tours de main ainsi que les bonnes adresses
pour trouver les matières premières spécifiques aux facteurs d'orgues.

Ainsi dès septembre 1976, je commence la restauration de cet orgue,
soit un mois après son acquisition .

*

Dans les pages qui vont suivre, je vous décrirai le principe de fonctionnement de la machine,
puis divers détails sur chacune des pièces essentielles constituant un orgue mécanique :

Cabine de l'orgue
Soufflerie ou pompes
Sommier principal Chant (72 tuyaux)
et Contre-chant (54 tuyaux)
Clavier
Boite à touches
Sommier accompagnement (15 tuyaux)
Boite à relais
Percussions
Sommier Basses (6 tuyaux)
Sommier Piffaro (36 tuyaux)
Sommier Carillon (36 tuyaux)
Sommier Baxophone (36 tuyaux)
Façade
Cartons perforés.

à suivre...

LIVRE D'OR


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10-9-05